Présentation de TPRS (en Français)

Explication de la méthode TPRS

Le TPRS est une méthode d’apprentissage des langues mise au point par Blaine Ray pour enseigner l’espagnol à ses élèves américains. Il s’est inspiré de la Natural Approche et de la méthode de TPR (qui associe un mot de vocabulaire à une action effectuée par l’apprenant) et y a ajouté sa touche personnelle.

L’enseignant invite l’apprenant à participer à l’élaboration d’une histoire drôle, souvent fantaisiste et toujours ponctuée d’éléments personnels apportés par les apprenants. L’élève se sent inclus dans l’histoire, touché émotionnellement et donc plus ouvert à intégrer et enregistrer les nouveaux mots  et les nouvelles structures travaillées pendant la leçon.

Le TPRS est basé sur les hypothèses de Stephen Krashen sur l’apprentissage des langues. Il distingue entre apprendre, qui se fait quand on apprend par cœur des listes de vocabulaire et des règles de grammaire de façon consciente, et acquérir, utilisé par les enfants  et les adultes en situation d’immersion d’une façon inconsciente.  Le principe de base reste l’input compréhensible, c’est-à-dire les messages dans la langue cible que l’apprenant est capable de comprendre. Les histoires de Blaine Ray permettent à l’enseignant de répéter les mêmes mots et structures jusqu’à ce qu’ils soient acquis.

Avec cette pédagogie on évite de forcer l’élève à produire la langue d’une façon contraignante et prématuré. On lui demande simplement d’être attentif et de signaler dès qu’il ne comprend pas. Quand il se sent en confiance et commence à produire spontanément, son langage est forcément plus correct, étant le reflet fidèle de ce qu’il a entendu et lu.

Il faut noter que la grammaire est traitée comme les éléments de vocabulaire. On propose des mots mais aussi des phrases qui sont des structures grammaticales. Une fois que certaines structures sont acquises, l’enseignant peut attirer l’attention des élèves sur les éléments grammaticaux en demandant comment ils modifient le sens du message. Ces interventions, appelées pop-ups, ne durent que quelques secondes.

Après l’histoire orale imaginée par toute la classe, l’enseignant donne une version écrite, soit de la même histoire, soit d’une autre qui reprend les mêmes structures et mots qui étaient ciblés en cours.  La classe le traduit ensemble et ensuite l’enseignant mène une discussion sur le contenu.

L’intégration des éléments personnels permet en fait d’une part de mieux connaître ses élèves et d’autre part de rendre l’acquisition d’une nouvelle langue plus parlante pour l’apprenant. Les nouveaux mots sont liés à une émotion positive ressentie par l’élève pendant la création de l’histoire. Ainsi la classe apprend dans une atmosphère propice pendant un cours de langues où ils pourront s’exprimer et s’épanouir et où tous les élèves pourront progresser…

 


 

Conférence Internationale pour Enseignants de Langues à Agen

Du 6 au 10 août des enseignants du Canada, des États-Unis, de Grande Bretagne, d’Espagne, d’Allemagne, des Pays-Bas et de la France se retrouve à Agen pour se former à la méthode « TPRS » (Teaching Proficiency through Reading and Storytelling) avec des formatrices venant des États-Unis, de la France et des Pays-Bas.

Les participants enseignent le français, l’anglais ou l’espagnol dans leur pays et veulent améliorer leur pratique de cette méthode qui a été créée par un professeur d’espagnol en Californie dans les années 90. Depuis elle a considérablement évolué grâce aux échanges entre les pratiquants sur un Yahoo group :
www.readthewriter.com/moretprs.html
Aujourd’hui des enseignants dans le monde entier l’utilise pour enseigner le mandarin, l’hébreu, le suédois, le breton, etc.

La conférence est organisé par Judith Logsdon-Dubois, professeur agrégé au Lycée de Baudre pendant 15 ans, aujourd’hui à la retraite. Elle a connu la méthode en 2005 et a suivi des formations aux États-Unis, d’abord par simple curiosité et ensuite par conviction quand elle a vu les progrès de ses élèves.

Aujourd’hui elle cherche à faire connaître en France cette méthode, qui est recommandée par le chercheur universitaire, Stephen Krashen. Elle l’a présentée en Novembre, 2012 à Paris à la Conférence Nationale de TESOL, une association d’enseignants d’anglais, et elle est invitée à  la présenter plus longuement pour le Spring Day de la même association  à Strasbourg le 1er juin.

Peu d’enseignants français la connaissent (elle n’est pas encore reconnue par les autorités ministérielles). Il y aura une présentation pendant le stage d’août expliquant ce que la technique TPRS peut apporter à la pédagogie de projet, celle qui est actuellement recommandée par nos institutions françaises.

Une école en Allemagne où un enseignant a commencé à utiliser la TPRS après l’avoir connue sur le net a constaté les progrès de ses élèves et a décidé de financer sa participation au stage avec deux de ses collègues.

On peut trouver un article explicatif sur la TPRS dans Wikipédia. Les moteurs de recherche, tel Google, dirigent sur de nombreux sites créés par des enseignants passionnés. Tous les détails concernant ce stage sont sur le site de Judith Logsdon-Dubois, tprswitch.jimdo.com. Il y a également une brochure à télécharger et un lien pour contacter la responsable.  L’inscription peut se faire directement sur le site.

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